Pourquoi défendre

la recherche

Images réalisées avant la pandémie de Covid-19

POURQUOI DÉFENDRE LA RECHERCHE ?

Chaque jour, nos 1 500 chercheuses et chercheurs combattent sans relâche les menaces qui pèsent sur notre santé : maladies infectieuses émergentes comme la Covid-19, Zika, Ebola, résistance aux agents antimicrobiens, cancers, maladies de la connectivité cérébrale et neurodégénératives… Leurs travaux de recherche couvrent une grande variété de domaines pour faire avancer la recherche médicale et préserver la santé de tous.

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© Institut Pasteur. Image par Rémy Robinot, Mathieu Hubert, Vincent Michel, Olivier Schwartz et Lisa Chakrabarti. Colorisation Jean Marc Panaud.

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Maladies infectieuses émergentes

blouse-verte


Les maladies infectieuses sont un domaine historique pour l’Institut Pasteur, pour lesquels de nombreux experts sont spécialisés dans la surveillance des maladies infectieuses émergentes (Covid-19, Zika, Ebola, Dengue…). En cas d’alerte, ces équipes sont mises à contribution pour identifier et contenir au plus vite les foyers d’infection afin de prévenir les crises sanitaires.

 

Les maladies infectieuses émergentes sont inscrites parmi les axes de recherche scientifiques prioritaires dans le plan stratégique (2019-2023) de l’Institut Pasteur.

 

Pasteur Network, le réseau mondial de 33 membres unis par des valeurs pasteuriennes communes, peut intervenir dans l’accès au diagnostic auprès des autorités sanitaires nationales et internationales.

 

ZOOM SUR LA PANDÉMIE DE COVID-19

 

Partie de Chine au début de l’année 2020, l’épidémie de Covid-19 s’est propagée au cours de ces 21 derniers mois dans la plupart des pays du monde. Avec plus de 4,7 millions de morts depuis début 2020, cette pandémie reste préoccupante. En cause, l’apparition de nouvelles souches plus contagieuses du virus, les variants Alpha, Beta, Gamma puis Delta, qui ont été à l’origine de plusieurs recrudescences de l’épidémie.

 

Avec l’implication du Pasteur Network, l’Institut Pasteur a contribué à la surveillance mondiale de l’épidémie dès son apparition. Près de 450 chercheurs ont été mobilisés et ont permis de réaliser de nombreuses avancées sur le SARS-CoV-2 et la maladie Covid-19. Par ailleurs, les modélisations de la dynamique épidémique réalisées par l’Institut Pasteur ont contribué à la compréhension de l’évolution épidémique et à la gestion de la situation sanitaire en France et dans le monde.

 

Parallèlement à la situation épidémique de Covid-19, les chercheurs de l’Institut Pasteur ont poursuivi leurs avancées sur d’autres maladies infectieuses. Leurs travaux les ont notamment menés à une meilleure compréhension du fonctionnement du VIH ainsi qu’au rôle déterminant de l’homme dans la propagation du choléra.

 

Découvrir le bilan de la mobilisation de l’Institut Pasteur face à l’épidémie de Covid-19

1 crise
majeure
tous les cinq ans, liée à l’émergence ou à la résurgence d’un virus.
SARS-CoV-2
fin septembre 2021
on dénombre plus de 230 millions de cas confirmés de Covid-19, et plus de 4,7 millions de décès.
Ebola :
11 000 victimes
dues au virus en 2014 en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.
DENGUE :
5,2 MILLIONS
de cas notifiés en 2019 contre environ 500 000 en 2000.
SRAS :
24 h
ont suffi au virus du SRAS pour gagner 6 pays différents en 2003.

Sources: OMS


©Institut Pasteur/Perrine Bomme, Plate-Forme Microscopie Ultrastructurale, Nouara Lhocine, unité de Pathogénie Microbienne Moléculaire. Colorisation Jean-Marc Panaud

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La résistance aux agents antimicrobiens

blouse-jaune


Depuis plus de 70 ans, les antibiotiques ont considérablement amélioré la santé humaine et animale en sauvant des millions de vies. Mais aujourd’hui, en raison de leur mauvaise utilisation trop fréquente, de nombreuses bactéries sont devenues multi-résistantes et insensibles à plusieurs antibiotiques.

 

L’augmentation de la résistance aux antibiotiques et, de manière plus générale, aux agents antimicrobiens à l’échelle internationale, menace fortement la santé publique à court terme. Il devient urgent d’agir afin de combattre l’augmentation de la résistance aux agents antimicrobiens, de développer des médicaments innovants - antibiotiques, antiparasitaires, antifongiques, antiviraux, anti-vecteurs- et des stratégies thérapeutiques pour traiter les maladies infectieuses de manière plus sûre et durable.

 

Dans ce contexte, l’Institut Pasteur a inscrit la résistance aux agents antimicrobiens comme un axe de recherche scientifique prioritaire de son plan stratégique (2019-2023). L’institut encourage la mise en œuvre de projets ambitieux intégrant l’analyse des données cliniques et de terrain, la modélisation mathématique et des approches moléculaires, chimiques, génétiques et physiologiques. Combattre la résistance aux antibiotiques et prévenir une crise sanitaire nécessite une recherche multidisciplinaire pour mieux comprendre les résistances et leur dissémination.

 

Pour développer des projets ambitieux dans cet axe de recherche insuffisamment développé à travers le monde, 91 équipes de chercheuses et chercheurs de l’Institut Pasteur travaillent pour mieux comprendre les processus d’apparition et de propagation de bactéries résistantes à de multiples antibiotiques. Ils recherchent de nouveaux antibiotiques intelligents capables d’identifier ces bactéries multi-résistantes, afin de détruire spécifiquement les plus dangereuses.

125 000
patients
chaque année en France, développent une infection liée à une bactérie résistante.
Au niveau
mondial
la résistance aux agents antimicrobiens causerait la mort d’environ 700 000 personnes par an.
EN 2050
si rien n’est fait, la résistance aux agents antimicrobiens pourrait devenir l’une des premières causes de mortalité dans le monde.
Jusqu'à 1 bactérie
sur 100
Les gènes responsables de la résistance aux antibiotiques peuvent s’échanger entre les bactéries à très haute fréquence

Sources: Santé publique France , HAS


©Institut Pasteur/Christelle Durand

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Maladies de la connectivité cérébrale et neurodégénératives



La quasi-totalité des troubles cérébraux se manifestent par une défaillance de la communication entre les cellules cérébrales (neurones) et les autres organes (intestin, système immunitaire, etc.). 6,8 millions de personnes meurent chaque année des suites de troubles neurologiques. Pour mieux appréhender et lutter contre ces troubles de la connectivité cérébrale, l’Institut Pasteur a inscrit le combat des maladies de la connectivité cérébrales et neurodégénératives comme un axe scientifique prioritaire dans son plan stratégique (2019-2023).

 

Dans le cas de maladies neurodégénératives, comme pour la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson, la destruction progressive des neurones altère les fonctions cognitives du malade puis entrave ses activités quotidiennes. Toujours sans traitement curatif, les chercheurs de l’Institut Pasteur travaillent à mieux comprendre la maladie d’Alzheimer, dont les parts d’ombres sont nombreuses. En découvrant dernièrement que l’autophagie des protéines tau endogènes empêche leur propre dégradation, la recherche fait naître l’espoir de traitements pouvant bloquer la progression de la maladie.

 

Les maladies de la connectivité cérébrale englobent également les troubles neuro-développementaux, tels que les troubles du spectre autistique. D’intensité variable, cette maladie se développe dès le plus jeune âge. Elle est causée par la mutation de certains gènes et s’accompagne souvent d’autres troubles (déficience de communication, parfois intellectuelle, troubles anxieux, du sommeil, etc.). Pour mieux comprendre la complexité du spectre autistique, l’Institut Pasteur soutient activement le projet « EU-Aims ». Cette base de données vise à découvrir les mutations génétiques agissant sur le développement cérébral et à identifier de nouveaux gènes impliqués.

 

Par ailleurs, les équipes travaillent sur les implications neurologiques parfois liées à la Covid-19 ou encore à une meilleure compréhension des maladies psychiatriques comme la dépression.

1 enfant
sur 100
concerné dès la naissance par un trouble du spectre autistique.
la maladie
d’ALZHEIMER
touche 1 personne sur 20 à partir de 65 ans, et plus d’1 personne sur 8 après 80 ans.
1 Européen
sur 3
est atteint par un trouble de la connectivité cérébrale.
la maladie
DE PARKINSON
est la deuxième cause de handicap chez l’adulte.

Sources: Institut du cerveau , Centre de Ressources Autisme Île-de-France, Fondation pour la recherche médicale


©Institut Pasteur/Imagerie et Modélisation

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Cancers


Cancers du sein, de la moelle osseuse, de la vessie, du foie, de l’estomac, du col de l’utérus, du cerveau… Le cancer, sous toutes ses formes, est la première cause de mortalité en France, hommes et femmes confondus.


Avec des diagnostics plus précoces et des traitements plus efficaces, la recherche a fait progresser le combat contre la maladie. Mais beaucoup reste à faire.

 

Chez la plupart des patients, la guérison n’est pas totale et le risque de récidive reste élevé. Il est donc crucial d’optimiser les thérapies existantes et de développer des stratégies innovantes qui accélèrent et améliorent la prise en charge des patients et leur chance de guérison. Il est essentiel également de prévenir la maladie en identifiant et en réduisant les facteurs de risque.

 

À l’Institut Pasteur, 52 équipes réparties dans 10 départements allient leurs savoirs et leurs compétences dans différentes disciplines pour trouver les moyens de vaincre les cancers ou de les prévenir, au sein d’une action appelée « Initiative Cancer» qui coordonne l’ensemble des équipes de l’Institut Pasteur travaillant sur le cancer.

 

Cette initiative, inscrite au plan stratégique (2019-2023), encourage les approches pluridisciplinaires et translationnelles qui allient la biologie cellulaire, moléculaire et structurale, la génétique, la biologie du développement et des cellules souches, la microbiologie, la virologie, la biologie des infections, l’immunologie, la chimie et la biologie computationnelle.

1ère
cause
de mortalité
382 000
nouveaux cas
de cancers en 2018
157 400
décès
par cancer estimés en 2018
LA MORTALITE
PAR CANCER
a diminué de 1,4 % par an chez les hommes et de 0,7 % par an chez les femmes entre 1980 et 2012 (taux standardisés).

Sources: INCA 2018 , Santé publique France


© Institut Pasteur/Unité de Génomique Virale et Vaccination CNRS URA 1930

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Vaccinologie



L’impact des vaccins sur la santé publique a été colossal en termes de prévention des maladies et se compte en millions de vies sauvées. Pourtant, développer des vaccins contre des maladies mondiales émergentes ou négligées et comprendre les déterminants de la protection vaccinale restent des défis majeurs. 

 

Fort de son expertise historique, l’Institut Pasteur a inscrit dans son plan stratégique (2019-2023) une initiative vaccins pour fédérer les équipes du campus autour de cette priorité de recherche.

 

Dans le cadre de la pandémie de Covid-19, plusieurs travaux de recherche concernant des candidats vaccins ont été entrepris à l’Institut Pasteur depuis le début de l’épidémie et sont encore en cours aujourd’hui.

 

Dans cet objectif, trois approches différentes ont été développées :

  • Candidat utilisant le vaccin rougeole comme plateforme : un candidat a été évalué dans un essai clinique de phase I (évaluation de l’innocuité et informations sur la capacité à provoquer une réaction immunitaire) dont les résultats n’ont pas été probants, ce qui a amené à arrêter son développement. Des travaux sont en cours pour comprendre pourquoi ce candidat est inefficace et éventuellement développer d’autres candidats basés sur la plateforme rougeole.
     
  • Candidat utilisant la plateforme lentivirus : un candidat a été développé par le laboratoire commun Institut Pasteur-TheraVectys et présente des caractéristiques favorables dans des modèles animaux. Un essai clinique de phase I/II est envisagé mais n’a pas encore été démarré.
     
  • Candidats vaccin ADN : deux candidats sont en cours de développement, l’un ciblant les réponses anticorps, l’autre les réponses cellulaires. Les résultats chez l’animal obtenus avec le premier sont encourageants. L’entrée de ces candidats dans un essai clinique n’est pas encore décidée.
Diminution
de 70 %
de la mortalité dûe à la grippe chez les personnes âgés grâce à la vaccination.
2 à 3
millions
de décès prévenus chaque grâce à la vaccination.
Depuis
1995
la poliomyélite a été éradiquée de France grâce à la vaccination.
Depuis
2000
les vaccins contre la rougeole ont évité le décès de plus de 15,6 millions d’enfants.

Sources: Inserm ; OMS ; Santé publique France ; ONU


©DIVA / Institut Pasteur - image Kurt Sailor

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Haute technologie


Focus intelligence artificielle


Aide au diagnostic par l’analyse automatisée d’images médicales (IRM, scanners, échographies…), chirurgie assistée, surveillance des épidémies, pronostic des maladies, développement de nouveaux traitements, médecine personnalisée… Afin de faciliter la médecine de demain, l’Institut Pasteur explore aujourd’hui le vaste potentiel de l’intelligence artificielle (IA).

 

L’IA offre de nombreuses opportunités pour la recherche médicale et la santé. Parmi elles, une étude plus précise des facteurs à l'origine des maladies et un diagnostic plus précoce. Dans le cadre du projet de création d’une base européenne d’images de pathologies nommée BIGPICTURE, l’unité Analyse d’images biologiques de l’Institut Pasteur met l’IA au service de la médecine à travers l’analyse de données biomédicales pour la détection d'anomalies comme les cancers ou les maladies auto-immunes.

 

Face au défi de l’allongement de l’espérance de vie, la médecine prédictive est devenue un sujet de recherche incontournable à l’Institut Pasteur. Cette approche, destinée à prédire l’apparition et l’évolution d’une maladie, est au centre du projet européen DECIDER, qui vise à découvrir de nouveaux outils diagnostiques et des combinaisons de médicaments efficaces contre le cancer de l’ovaire, actuellement diagnostiqué à un stade avancé dans 75 % des cas. Le groupe Biologie des systèmes de l’Institut Pasteur travaille à l’élaboration d’un algorithme afin de classifier les sous-types de cancer (de l’ovaire) et identifier les médicaments qui leur correspondent à partir de données de patients.

 

Grâce à sa capacité à potentiellement déterminer des facteurs de risque et prédire l'évolution de maladies en croisant un grand nombre de données, l’intelligence artificielle est amenée à seconder les scientifiques dans la recherche de meilleurs traitements. Deux membres du Pasteur Network (l’Institut Pasteur à Paris et l’Institut Pasteur de Corée) collaborent à la découverte de nouvelles thérapies contre les maladies infectieuses, notamment celles provoquées par les bactéries résistantes aux antibiotiques.

À cet effet, les chercheurs de l'unité Imagerie et modélisation développent des techniques d'apprentissage profond visant à identifier les mécanismes d'action d'un grand nombre de molécules susceptibles de devenir de nouvelles thérapies contre ces pathogènes.

D'ici
à 2030
le numérique, l’IA et la robotique vont permettre de dégager 45 % de gains de productivité pour les professions médicales et paramédicales.
6 ans avant les humains
en moyenne
l’IA est dorénavant capable de détecter la maladie d’Alzheimer

Sources: Société Nord-Américaine de Radiologie , Rapport PWC « Intelligence Artificielle : une révolution technologique initiée par et pour les Hommes »


Quelles sont les sources de financement de l’Institut Pasteur ?

En 2020 :

  • Ressources collectées auprès du public : 36 %
  • Subventions publiques et autres concours publics : 31,9 %
  • Contributions financières privées et ressources propres : 26,5 %
  • Autres produits : 5,6 %

Les ressources collectées auprès du public concernent les dons, les legs, le mécénat ainsi que les revenus du patrimoine financier et immobilier issu de la générosité publique. Elles s’avèrent de plus en plus importantes et représentent plus d’un tiers des ressources de l’Institut Pasteur, ce qui lui garantit l’indépendance de sa politique de recherche et plus de réactivité face aux crises sanitaires.

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À quoi servent vos dons ?


Depuis la création de l’Institut Pasteur, la générosité du public a toujours contribué au financement de nos recherches.


La générosité du public permet à l’Institut Pasteur d’assurer sa pérennité et de réaliser ses ambitions scientifiques.

Elle permet aux chercheuses et chercheurs :

  • d’acquérir les technologies de pointe très onéreuses,
  • de mener des projets scientifiques sur plusieurs années,
  • de réagir plus vite en cas d’épidémies. 
82 %
de votre don
est utilisé pour la réalisation des missions de l’Institut Pasteur.
7 %
de votre don
est utilisé dans des charges de fonctionnement.
11 %
de votre don
est utilisé dans les frais d’appel à la générosité du public


Stewart Cole, Directeur Général de l'Institut Pasteur



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"Chaque année, nous sommes heureux et fiers de partager avec vous nos travaux et nos découvertes, en un mot la passion de la recherche qui nous anime au quotidien. En 2021, la mobilisation exceptionnelle de nos chercheurs dans la réponse à la crise Covid-19 – plus de 450 chercheurs directement impliqués – a permis de nombreuses avancées dans la recherche sur le virus. Nous poursuivons, en parallèle, nos recherches sur les autres grandes priorités de recherche : le cancer, les neurosciences, la résistance aux agents antimicrobiens… Notre mobilisation est totale.

Depuis plus de 130 ans, les projets de recherche de l’Institut Pasteur ont été menés à bien en partie grâce à la générosité du public. Chaque don est précieux pour faire avancer la recherche. Plus que jamais pour cette 15ème édition du Pasteurdon, les chercheurs comptent sur vous. Alors, ensemble, défendons la recherche !"

 



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